Histoire du Makila

le makila

Le makila qui signifie bâton en basque joue un grand rôle dans nos contrées pyrénéennes, de tous temps il a été le compagnon fidèle du paysan basque. Celui-ci ne saurait s’en passer. Il lui sert comme bâton de fatigue et de défense, de même qu’il l’utilise pour guider ses boeufs accouplés. Le makila existe à l’état rustique, tel que le fabrique le forgeron du village, c’est le plus usité dans le pays, parce qu’il est le meilleur marché, le paysan se contente de bois simple qu’il a lui même cueilli. 

Mais le vrai makila, soigné et bien fini, exécuté par des ouvriers de métiers, qui se succèdent de pères en fils dans se genre de travail est très répandu, il est destiné au paysan aisé et au bourgeois de la ville. Il symbolise l’âme du basque.

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Le makila qui signifie bâton en basque joue un grand rôle dans nos contrées pyrénéennes, de tous temps il a été le compagnon fidèle du paysan basque. Celui-ci ne saurait s’en passer. Il lui sert comme bâton de fatigue et de défense, de même qu’il l’utilise pour guider ses boeufs accouplés. Le makila existe à l’état rustique, tel que le fabrique le forgeron du village, c’est le plus usité dans le pays, parce qu’il est le meilleur marché, le paysan se contente de bois simple qu’il a lui même cueilli. 

Mais le vrai makila, soigné et bien fini, exécuté par des ouvriers de métiers, qui se succèdent de pères en fils dans se genre de travail est très répandu, il est destiné au paysan aisé et au bourgeois de la ville. Il symbolise l’âme du basque.

« Izan deia phanpaka » ? Y a-t-il eu bataille au makhila ?

« Ez , aita, ez »  Non , père non !

« Pheuh ! ordian merkhatu tcharra » Triste marché alors !

Ce dialogue savoureux entre un paysan souletin et son vieux père est rapporté par le Dr Jaureguiberry dans le livre Les Basques de Philippe Veyrin.(1) Selon ce dernier , c’est au cours du XIXème siècle que le makila prend peu à peu l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui et s’enrichit d’un aiguillon défensif. Au Musée basque à Bayonne, sont présentés des makilas, aux côtés de quenouilles taillées dans le même bois et ornées de façon semblable. Les makilas sont taillés dans du néflier. Cette essence est flexible et résistante à la fois. Elle  peut sécher sans se fendre. Au Pays basque, le néflier pousse de façon spontanée et sporadique. Le makila a un pommeau en corne ou en métal façonné au marteau, ses viroles sont ciselées en laiton, en maillechort ou plus rarement en argent et en or. Le makila est une canne très prisée, qu’on se transmet de père en fils depuis des générations. Ce serait Napoléon III, habitué des côtes basques, qui aurait instauré l’usage consistant à donner en présent un makila aux chefs d’Etat et aux personnalités. Le makila est élégant, quel qu’en soit l’usage, pour la marche, pour la défense ( mais les forêts n’ont plus de brigands) ou pour la danse. Le lancer du makila est la partie la plus spectaculaire de la danse. Il s’agit ici de  le lancer le plus haut possible en le faisant tourner et le rattraper sans le faire tomber. Si le makilari réussit, le public applaudit.

(1)Les Basques, de Labourd, de Soule et de Basse-Navarre; leur histoire et leur tradition, Arthaud, 1955.

Crédit photos: EUSKAL HERRIA LEHEN – PAYS BASQUE D’ANTAN